//Faites comme chez vous --> **Arnaud Lamuré C’est la fête, c’est la planète party Tout a commencé tout est bien parti Quelques milliers d’années d’hésitation Voilà, tous les chantiers sont répartis Il faut bien sûr tout expérimenter Exprimer tout ce qui peut nous hanter En ignorant toutes les contestations Mais surtout, surtout ne pas s’en vanter Faites comme chez vous Faites comme chez vous Faites comme chez vous Faites comme chez vous Totalement perdu dans cette fiesta Où les idées prennent vie et puis basta Sans règle du jeu, sans invitation Je débarque ici pour faire un constat Faites comme chez vous Faites comme chez vous Faites comme chez vous Faites comme chez vous Parfois des voix s’élèvent pour conseiller Eventuellement faudrait-il surveiller Exagération et consommation Pour un avenir plus ensoleillé Faites comme chez vous Faites comme chez vous Faites comme chez vous Faites comme chez vous <-- //En attendant ++Enattendant --> **Arnaud Lamuré Aujourd’hui j’aide la chance J’ai pu trouver non loin de là De l’eau en correspondance Pour la ville d’Anakatala J’alimente en eau ma terre Ma femme, mes filles et mon fils Je regarde la frontière Bordée par le précipice En attendant, ma pauvreté s’alimente En attendant, ma pauvreté s’alimente Elle s’alimente en attendant, Ma pauvreté s’alimente Ma pauvreté s’alimente Aujourd’hui c’est l’abondance Des tubercules et du soja Récoltes de nos semences Nous composent de copieux repas J’alimente mes pensionnaires Tous les deux jours c’est propice Et je songe à la frontière J’oublie même le précipice <-- //Donnez-moi de l’eau ++Donnezmoideleau --> **Arnaud Lamuré Non l’astrologie n’est pas une de ces sciences Dont l’estime éveille ma soif de connaissance Mais cette incompétence trouvant ses limites L’étoile autour de laquelle ma terre gravite Invite mon regard à s’élever vers le ciel En cette ardente journée d’été providentielle Donnez-moi de quoi noyer ma soif Donnez-moi de l’eau donner moi n’importe quoi L’ascension de l’astre semblant inéluctable Induit une aridité parlée véritable Tout le monde se presse, Se hâte vers un point d’eau Un point altérant cette soif et tout son cahot Alors que midi sonne et achève cette foule La carence de toute boisson fait qu’elle s’écroule L’ampleur du fléau solde tous les précédents Bien sûr tous les conseils, tous les avertissements Ne contiennent pas nos airs de consternation De surprise, de « pourtant on a fait attention » Comme toutes nos prospections périssent en échec Notre survivance progresse vers le sec Nous sommes réunis nous ne faisons plus qu’un L’adversité ayant concilié nos demains Alors qu’arrivé à notre ultime crédo La plage s’électronise dans un complot Où les surfeurs ne se trouvent plus sur des vagues Mais sur le world wide web Que mes propos divaguent <-- //Comme le dernier --> **Arnaud Lamuré Je vis chaque jour comme si c’était le dernier Je vis chaque jour pour ne rien regretter Dès l’aube j’observe le lever du soleil Comme si c’était le dernier Le ciel est gris, j’attends l’orage qui vieille Comme si c’était le dernier Et puis je sors, je vais chercher mon pain Comme si c’était le dernier J’arrive en bas, je salue un copain Comme si c’était le dernier Je vis chaque jour comme si c’était le dernier Je vis chaque jour pour ne rien regretter L’orage éclate, je reste sous la pluie Comme si c’était le dernier (Une) âme charitable partage son parapluie Comme si c’était le dernier Merci madame pour votre charmant geste Comme si c’était le dernier Je vous accompagne un moment sans conteste Comme si c’était le dernier Je vis chaque jour comme si c’était le dernier Je vis chaque jour pour ne rien regretter Vous rencontrer, à ensoleillé ce jour Comme si c’était le dernier Demain je meurs, et aujourd’hui je savoure Comme si c’était le dernier Ne pleurez pas, je dis ça tous les jours Comme si c’était le dernier Je vis pour ne regretter aucun jour Comme si c’était le dernier Je vis chaque jour comme si c’était le dernier Je vis chaque jour pour ne rien regretter <-- //Porté par le temps ++Porteparletemps --> **Arnaud Lamuré Pour ma première visite Mon fils m'a un peu obligé Je n'étais que néophyte Mais j'ai très vite assimilé C'est un grand jardin Parsemé de pierres et de chagrin Je m'y sens porté Porté par le temps Je n'ai qu'à profiter du voyage Je m'y sens porté par le temps Je n'ai profité en prenant de l'âge Au lieu de frissonner En approchant les monuments Ou d'être effarouché Par l'assomption d'un revenant Dans ce grand jardin Parsemé de stèles et de chemins Je m'y sens porté Porté par le temps Je n'ai qu'à profiter du voyage Je m'y sens porté par le temps Je n'ai profité en prenant de l'âge Le temps, le temps m'a laissé Le temps, le temps m'a laissé Le temps m'a laissé en liberté Surveillée En tant que passager Je me laisse bercer quelques heures Je suis un usager Et le temps est un grand joueur Dans son grand jardin Semé d'embûches le long des chemins Je m'y sens porté Porté par le temps Je n'ai qu'à profiter du voyage Je m'y sens porté par le temps Je n'ai profité en prenant de l'âge Je poursuis mon voyage Le temps me guette à l'horizon J'observe le paysage Avant qu'il me mette en prison Dans son grand jardin Semé de fleurs le long des chemins <-- //Aidez-moi ++Aidezmoi --> **Arnaud Lamuré J’avais faim et j’avais soif Ils m’ont donné un fusil Il m’ont laissé en carafe Avec en face un ami Ils l’ont armé lui aussi Avant de me dénoncé Je n’ai pas volé chez lui Non, je n’ai rien amorcer Aidez-moi,je n’ai rien à offrir Qu’une créance de larmes Aidez-moi, Vous pouvez nous fournir Plus de vivres et moins d’armes J’avais faim et j’avais soif Ils m’ont donné un fusil Un canon scié qui décoiffe Pour tirer tous mes amis Ils les ont armés aussi Puis ils nous ont regardés Accusés de barbarie Ils nous ont catalogués J’avais faim et j’avais soif Ils m’ont donné un fusil Il y a même un photographe Qui est venu jusqu’ici Sur la photo le fusil Décrit ma férocité La misère se vend ainsi Dans le monde civilisé <-- //Tant qu’il y aura de notes --> **Arnaud Lamuré Je ne vais pas sauver le monde Je ne vais non plus sauver ma vie Je vais mourir comme tout le monde Et c’est bien ça qui m’ennuie Mais tant qu’il y aura des notes Je voudrai croire à l’antidote Et je pourrai toujours chanter De l’espoir pour l’humanité Tant qu’il y aura des notes Tant qu’il y aura des notes Même si la misère abonde J’n’abrite chez moi aucun sans-logis Pourtant je suis comme tout le monde La détresse me démunit Mais tant qu’il y aura des notes Je voudrai croire à une révolte Et je pourrai toujours chanter De l’espoir pour l’humanité Tant qu’il y aura des notes Tant qu’il y aura des notes Si un jour je vagabonde Jamais 2 nuits dans le même lit Je serai seul comme tout le monde J’n’aurai plus aucun ami Mais tant qu’il y aura des notes Je ne serai pas de ceux qui vivotent Et je pourrai toujours chanter De l’espoir pour l’humanité Tant qu’il y aura des notes Tant qu’il y aura des notes <-- //Anakatala ++Anakatala --> **Arnaud Lamuré Il y a surtout la poussière Des maisons sablées de terre Et posé là sur la place Un camion blanc se prélasse Dedans bonhomme est stagiaire Dehors depuis la rivière Elles se pressent jusque là Jeunes filles d’Anakatala Progressent à petits pas Jeunes filles d’Anakatala Bonhomme étant missionnaire Distribue l’alimentaire En échange d’une impasse Reproductive efficace Dedans très vite on opère Dehors elles ne seront plus mères Bonhomme est un visionnaire Futur démographe expert Il propose de place en place Son petit tour de passe-passe Il est bien sûr volontaire Mais ne renie pas son salaire <-- //Armés jusqu’aux dents ++Armesjusquauxdents --> **Arnaud Lamuré Personne ne peut dire pourquoi Nous en sommes arrivés là Malgré le vent et le froid Ce matin nous sommes tous là Personne ne peut dire pourquoi La haine qui attise ta vie Elle te sort de sous ton toît Elle t’a menée jusqu’ici Il est encore temps De choisir ton camp Armés jusqu’aux dents Nous marchons droit devant Armés jusqu’aux dents Et tu n’as pas choisi De vivre autrement Personne ne peut dire pourquoi Ce matin devant la glace Le meurtrier que tu vois C’est toi qui te regardes en face Personne ne peut dire pourquoi Ce reflet bien familier Que tu fixes sans effroi Il ressemble à un guerrier Le jour se lève encore C’est l’occasion de changer encore, encore, encore <-- //La gare est vide ++Lagareestvide --> **Arnaud Lamuré La gare est vide Et sur les quais Des hommes décident Que règne la paix Pour l’arrivée Le cri des freins Pourra troubler Ce lieu serein La gare est vide Et sur les quais Trente hommes solides Faisant le guet Verront claquer Les tambourins Quand va tinter L’entrée du train La gare est vide Et sur les quais Tout coïncide Et désormais Le corps armé Pourra enfin Nous rassurer Tout se passera bien La gare est vide Et sur les quais Un rouge limpide Nous apparaît A suspecter Ce rouge sanguin Pourrait mener A l’assassin La gare est vide Et tous les quais Mènent en Floride Au mois de mai Pour voyager Républicain Il faut aimer Les serpentins La gare est vide Et sur les quais Un homme timide Se demandait L’air affligé Si ce festin Est justifié Pour ce dauphin La gare est vide Et sur les quais Un homme timide Se demandait L’air affligé Si ce festin Est justifié Pour ce pantin <-- //La vie est juste --> **Arnaud Lamuré C’est dans le port de Saint Malo Qu’ici les moules pataugeaient Arrosées guère plus en eau Que la marine hier pêchait Armée d’un bateau Les complices des moules étaient Présentes en pleine dissection Tout ce tableau me regardait Vivre mes chansons Quand j’eus survécu la dernière Que mon chapeau fut bien rempli Je décidais par les derrières D’aller enfin trouver un lit Sur le front de mer Au beau milieu de cette nuit Ce pèlerinage quotidien Ce fit dérangé par un bruit Il y avait quelqu’un Dans cette ruelle sans issue Trois bons ariens, trois bons français M’avaient mené à mon insu Faire connaissance d’un peu trop près Pour me mettre à nu Leurs coutumes je ne les connaissais Pas depuis plus de 20 secondes Mais au fond de moi je pensais Sauvage est ce monde La vie est juste Juste un peu trop juste Juste un peu trop soumise A la loi du plus fort La vie est juste Juste un peu trop juste Juste un peu trop soumise A leur loi qu’ils ignorent J’eus presque achevé le récit De cette histoire qui passionna Le gendarme qui était assis Rédigeant l’affaire devant moi Un peu endormi Quand tout à coup la porte grinça Le collègue qui était entré Classa l’affaire et s’en alla Sans rien m’expliquer Un peu déçu par la justice J’allais en quêtant de mon côté Les auteurs de ce préjudice Etaient je ne m’en serais pas douté En fait tous des fils Des fils de… fils pourris gâtés Fils de ministre ou d’avocat Le mot barreau au singulier Ils ne connaissaient que ça La vie est juste Juste un peu trop juste Juste un peu trop soumise A la loi du plus fort La vie est juste Juste un peu trop juste Juste un peu trop soumise A leur loi qu’ils ignorent Et bien sûr dans la même journée Les fils de Moktar et d’Akim Avaient été emprisonnés Ils n’avaient commis aucun crime Vous l’aviez deviné... La vie est juste Juste un peu trop juste Juste un peu trop soumise A la loi du plus fort La vie est juste Juste un peu trop juste Juste un peu trop soumise A leur loi qu’ils ignorent <-- //Le roi m’a dit ++Leroimadit --> **Arnaud et Léalison Lamuré Monsieur le roi m’a dit « Amène-moi de l’or Pour sauver tes amis Et pour mon coffre-fort » Monsieur le roi a dit de l’or De l’or ou demain à l’aurore Mes amis seront morts Le roi a dit de l’or Pour son gros coffre-fort Monsieur le roi m’a dit «Je veux déménager Habiter le plein Paris Et vivre à l’Elysée» Monsieur le roi veut s’installer Rue du faubourg Saint Honoré Il ne veut pas voter, Mais il veut s’installer Au palais de l’Elysée Monsieur le roi m’a dit «Amène-moi ta fille Celle de seize ans et demi Et qu’elle soit bien gentille» Monsieur le roi veut voir ma fille Ma fille ou bien c’est la bastille Pour toute ma famille Le roi veut voir ma fille Et qu’elle soit bien gentille Alors j’ai dit au roi «Même contre tout ton or Et ton palais bourgeois Ma fille ne fera pas l’effort» Je lui ai dit comme je te vois «Non, jamais ni Jacques, ni François, Qui se moquaient bien des lois, Ne sont tombés si bas» Le roi remporte le tournoi ! Je lui ai dit comme je te vois «Non, jamais les précédents rois, Qui se moquaient bien des lois, Ne sont tombés si bas» Le roi remporte le tournoi ! <-- //Un paradis ++Unparadis --> **Arnaud Lamuré Un paradis, un paradis sur terre Un paradis, un paradis perdu Juste un peu de verdure En bas et quelques bancs Pas mal de peinture sur Ce béton peint en blanc Beaucoup de murs autour Et sur trente trois lieues Enfin la vie parcourt Chaque étage silencieux Des gens d’armes et de bleu Veillent sur timidement S’épargnent ainsi l’odeur D’une voiture neuve flambant Une femme traversant là Un foulard sous les yeux Sur le parking du centre Vil de la banlieue Akim et Moktar vivent Dans cet écosystème Un paradis sur terre Un paradis perdu Et pour bâtir tout ça Y a pas eu de dilemme Pas même d’argent liquide Mouillant des corrompus Juste un peu de violence En bas et quelques bancs Ils vont armés d’une bombe Cacher ce béton blanc Taguer tout ce qu’impose Le drapeau rouge blanc bleu Chantent ainsi la vie sur Leur parcours de banlieue <-- //Le onzième jour --> **Arnaud Lamuré Peut-on comprendre En voyant les cendres Les acteurs à l’affiche du onzième jour On peut se dire Que la veille du pire Ils ignoraient l’issue du onzième jour Ils sont Américains Mais ils ne peuvent que regretter leur vie d’avant... ...Le onzième jour Après novembre C’est maintenant septembre Les stratèges choisissent le onzième jour A-t-il dormi A-t-il réussi Le chef de guerre coupable du onzième jour Ils sont Américains Mais ils ne peuvent que regretter leur vie d’avant... ...Le onzième jour L’histoire est fausse Mais tout le monde l’endosse En voyant les images du onzième jour Maintenant je sais Je suis aux aguets En mémoire de l’imposture du onzième jour Ils sont Américains Mais ils ne peuvent que regretter leur vie d’avant... ...Le onzième jour L'idée semble folle C'est pour du pétrole Que des stratèges ont choisi le onzième jour Maintenant je sais Je reste aux aguets En mémoire de l’imposture du onzième jour Ils sont Américains Mais ils ne peuvent que regretter leur vie d’avant... ...Le onzième jour <-- //Lisa travaille de nuit ++Lisatravailledenuit --> **Arnaud Lamuré Lisa est née il y a quarante et un ans, à Tunis Aujourd'hui à Rouen, elle travaille depuis neuf ans, en coulisse Lisa travaille de nuit Et le jour elle s'ennuie Lisa, la nuit, voit défiler les blessés, les malades Les sans-abris et les déprimés qui font leur parade Lisa travaille de nuit Et le jour elle s'ennuie Ses murs blancs s'entachent chaque soir D'extravagantes et réelles histoires Le soleil revient Lisa retrouve son quotidien Qui ne peut pas rivaliser Avec l'originalité de la soirée Qu'elle vient de passer Un homme et sa famille rentraient de vacances sans savoir Qu'un dimanche, à trois heures du mat', on est encore samedi soir Lisa travaille de nuit Et le jour elle s'ennuie Lisa, ce soir, voit donc arriver sur quatre brancards Deux hommes, une femme, un enfant qui viennent tout droit du boulevard Lisa travaille de nuit Et le jour elle s'ennuie Ses murs blancs s'entachent ainsi ce soir D'extravagantes et réelles histoires Et le soleil revient Lisa retrouve son quotidien Qui ne peut pas rivaliser Avec l'originalité de la soirée Qu'elle vient de passer Quand Lisa reviendra demain, la femme et l'enfant seront morts Le chauffard assassin lui aussi n'aura laissé que son corps Lisa travaille de nuit Et songe à celui qui survit <-- //Laisse moi m’echapper ++Laissemoimechapper --> **Arnaud Lamuré Mais non, je ne veux pas Me blottir dans tes bras Je veux rester ici-bas Tous ceux qui t’ont suivi Ils se sont endormis Et dorment encore aujourd’hui Laisse moi m’échapper, tu pourrais compter Jusqu'à trois avant de te retourner Es-tu sûre d’être à l’heure Je sens encore mon cœur Battre fort parce que j’ai peur Oui je suis en pleine forme Et pour que je m’endorme Il faudra du chloroforme Laisse moi vivre,laisse moi m’échapper, Je ne veux pas te suivre de l’autre côté C'est juste un accident C'est rien de bien méchant Je vais m'en sortir vivant J'ai d'autres choses à faire Que de voir si l'enfer Ressemble à la vie sur terre Je me suis trompé de rue J’étais un peu perdu Oui, c’est un malentendu Ne me fixe pas comme ça On ne se connaît pas On ne se connaîtra pas... <-- //Perdu dans le noir ++Perdudanslenoir --> **Arnaud Lamuré Essoufflé par la course Je me retourne pour voir ce qui me course Je m’aperçois que la lumière est déjà loin Et devant il n’y a rien J’ai couru sans compter J’ai couru sans même me retourner Voilà que maintenant je ne sais plus pourquoi Je courais droit devant moi Dans le noir Perdu dans le noir Lalumière me laisse un goût amer Ma mémoire préfère oublier l’histoire Je ne sais plus,je ne sais pas Comment je suis arrivé là Je me sens étranger Tout ce qui m'entoure ne m'est pas familier Ma condition met mon incompétence au grand jour Je n'ai plus qu'à crier : au secours ! Mais je suis à bout de force Ma conscience et mon corps parlent de divorce Je m'écroule mais je ne vois pas ma vie défiler Car j'ai déjà tout oublié Je sens mon sang refroidir Et j’y abandonne mes souvenirs <-- //Le bienvenu ++Lebienvenu --> **Arnaud Lamuré Mon ami sois le bienvenu Tu sais tu es ici chez toi Ma famille attend ta venue Depuis que je parle de toi Mon ami sois le bienvenu Ça fait bien trois ou quatre mois Quatre mois même bien révolu Que je t’invite à passer chez moi Je te présente donc ma femme C’est vrai elle est vraiment charmante Et tu sais elle veille sur mon âme Et moi, moi je la complimente Mon ami sois le bienvenu Ce soir, nous allons boire à toi A notre rencontre impromptu A l’hôtel béni des trois rois Mon ami sois le bienvenu Tu reviens et comme d’habitude Ma femme qui attend ta venue Ne cache pas sa béatitude Mon ami sois le bienvenu Ça fait déjà presque deux mois Que tes visites nous affluent Surtout quand je ne suis pas chez moi Je ne te présente plus ma femme Je sais elle est vraiment charmante Mais elle délaisse un peu mon âme Elle est même très souvent absente Mon ami sois le bienvenu Ce soir, nous allons boire à toi Car ta présence me restitue Celle de ma femme auprès de moi Mon ami sois le bienvenu Je sais tu es ici chez toi Pour calmer les allées et venues Tu t’es installé sous mon toit Mon ami sois le bienvenu Mais depuis que tu vis chez moi Je trouve notre lit exigu A trois, on est très à l’étroit Maintenant tu connais bien ma femme Tu sais qu’elle est vraiment charmante Et comme elle veille bien sur ton âme La mienne peu prendre la tangente Mon ami tu es bien tombé Car ma femme s’ennuyait un peu Je commençais à redouter Qu’elle se mette à vivre pour dieu <-- //Un de perdu --> **Arnaud Lamuré J’ai perdu un emploi qui depuis des années Nourrissait ma femme et moi sans trop de difficulté Je n’en fais pas un drame une opportunité Comme celle-ci je le proclame je compte bien en profiter J’ai perdu une fortune qui depuis des années Se dilapidait sans aucune espèce d’humanité Je n’en fais pas un drame, une opportunité Comme celle-ci je le proclame je compte bien en profiter Cette opportunité, Je compte bien en profiter J’ai perdu un ami qui depuis des années Vit avec une affranchie loyalement dénoncée Je n’en fais pas un drame, une opportunité Comme celle-ci je le proclame je compte bien en profiter J’ai perdu une femme qui depuis des années Savait veiller sur mon âme et plus dans l’intimité Je n’en fais pas un drame, une opportunité Comme celle-ci je le proclame je compte bien en profiter Cette opportunité, Je compte bien en profiter <--